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Biodiversité

LA BIODIVERSITÉ

Humanité

Le terme « biodiversité » est la contraction de « biologie » et « diversité ». En 1992, lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, la définition suivante de ce terme a été adoptée au niveau international : « La variabilité des organismes vivants de toute origine y compris [...] les écosystèmes [...] dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes». L’homme en fait donc partie.

La biodiversité est habituellement considérée à trois niveaux :
1. La diversité des espèces qui correspond à la variété des espèces d’animaux, des végétaux, des champignons et des micro-organismes.
2. La diversité génétique qui se réfère à la diversité des gènes au sein d’une même espèce. Ce qu’on appelle les races, les sous-espèces.
3. La diversité des écosystèmes qui fait référence à la diversité des lieux de vie comme la mer, les forêts, les mares, les lacs, les rivières, les prairies, les terrils... Une faune et une flore spécifique se développent dans ces différents écosystèmes.

« Environ 2 million d’espèces vivantes sont à l’heure actuelle répertoriées au niveau mondial et de nouvelles espèces, dont la plupart sont des insectes ou des invertébrés sont découvertes tous les jours. À cela s’ajoutent les micro-organismes, tels que les bactéries, les virus ou les levures, qui sont à la naissance de la vie sur Terre et sont les êtres vivants de loin les plus nombreux et les plus méconnus.


LES ÉCOSYSTÈMES

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L’écosystème ou système écologique représente l'unité de base de l’environnement. Il est constitué par un ensemble d’animaux, de plantes, de champignons et de micro-organismes interagissant les uns avec les autres et avec leur milieu (sol, air, climat ...). Une forêt, une falaise, une lande, une plage, un récif corallien, une mangrove… sont autant d'écosystèmes différents.

Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres. L’ensemble des écosystèmes de la planète forme la biosphère.

Tout écosystème est constitué par l'association de deux composantes en constante interaction l'une avec l'autre : le biotope et la biocénose.
- Le biotope est l'environnement physico-chimique, inerte, dit « abiotique » (littéralement « sans vie »). Il englobe toutes les composantes extérieures aux êtres vivants : le sol, l’air, l’eau, la lumière, le climat, etc.
- La biocénose est la communauté vivante, constituée par la totalité des êtres vivants qui peuplent le biotope : bactéries, champignons, végétaux et animaux.

Fonctionnement des écosystèmes
L'écosystème constitue une unité fonctionnelle caractérisée par un flux de l'énergie et un recyclage de la matière, permanents entre ses différentes composantes inertes et vivantes. Les êtres vivants de la biocénose jouent chacun un rôle déterminé dans leur écosystème propre : il s’agit de leur niche écologique.

Les niches écologiques
Les êtres vivants de la biocénose peuvent être répartis en trois grandes catégories fonctionnelles réunies par des liens « alimentaires », dits trophiques que l’on appelle les chaînes alimentaires et qui sont :
- les producteurs (bactéries et plantes chlorophylliennes essentiellement)
- les consommateurs (animaux herbivores et carnivores)
- les décomposeurs (bactéries, champignons, certains animaux).
Ensemble, ses chaînes alimentaires forment un réseau qui se caractérisent par des échanges d'énergie et de matière (cycles écologiques) s'effectuant uniquement dans le sens : producteurs → consommateurs → décomposeurs.

Chaque espèce, animale ou végétale, se caractérise par son mode de vie (occupation de l'espace, rythme d'activité, etc.), ses exigences (alimentaires, physiologiques) et ses potentialités adaptatives : l'ensemble de ces caractéristiques définit sa niche écologique. Il ne s'agit donc pas simplement d'une question de localisation et d'utilisation de l'espace. La niche écologique représente le rôle de chaque espèce dans l'écosystème.

Cette notion permet de mieux appréhender les relations entre espèces dans l'écosystème (compétition, cohabitation, association…) et d'interpréter certains mécanismes d'évolution biologiques : l'occupation ou la disparition de nouvelles niches écologiques peuvent en effet favoriser l'apparition ou la disparition d'espèces nouvelles.


Préserver la biodiversité

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Toutes les espèces sont importantes et doivent être préservées. La perte d’une seule espèce peut déséquilibrer un écosystème et entraîner la disparition d’autres formes de vie (chaîne alimentaire). La biodiversité joue un rôle essentiel dans presque tous les aspects de notre vie. Elle est à l’origine de nombreux produits et services utilisés par les humains.

* Services de bien-être
- Bien-être : la biodiversité est belle et divertissante : ballades en forêt, chant des oiseaux, observation de l’évolution saisonnière de la végétation ...

* Services d’approvisionnement
- Alimentation : certaines espèces sont prélevées directement dans la nature par la pêche, la chasse et la cueillette alors que d’autres sont cultivées ou élevées dans le cadre de l’agriculture, de l’élevage et de l’aquaculture.
Certains micro-organismes sont également utilisés dans l’alimentation. C’est le cas des levures nécessaires à la confection des fromages et de la bière.

- Santé : les plantes sont à l’origine de la plupart des substances présentes dans les médicaments. Cela va des tisanes de nos grands-mères jusqu’à la fabrication de médicaments modernes : l’aspirine a été synthétisée à partir d’une substance se trouvant dans l’écorce des saules. Il est important de maintenir la biodiversité sous peine de voir disparaître des espèces aux propriétés pharmaceutiques encore inconnues.

- Matières premières fournit à l’industrie et à l’artisanat servant à la construction de bâtiments ( bois), à l’habillement (coton, laine, soie), à la production de papier (bois), à la construction de meubles ( bois, osier) et d’autres biens matériels (caoutchouc).

- Énergie : le bois, le charbon et le pétrole sont des ressources naturelles d’origine végétale permettant de produire l’énergie (électricité, chaleur, mobilité Services écologiques

* Services de régulation : la biodiversité permet la capacité des écosystèmes à s’adapter à l’évolution de la vie sur Terre et et aux catastrophes naturelles.

Les écosystèmes fournissent des services environnementaux vitaux comme :

- Le cycle du carbone : lutte contre l’effet de serre et le réchauffement climatique. Le CO 2 atmosphérique est en effet capté par les plantes lors de la photosynthèse.

- Le cycle de l’oxygène : l’oxygène est un produit de la photosynthèse nécessaire à la respiration

- Le cycle de l’eau : l’évapotranspiration des plantes est à l’origine d’une partie des précipitations.

- La fertilité des sols : les micro-organismes décomposent les matières organiques des sols et maintiennent ainsi leur fertilité. La végétation protège également les sols de l’érosion.

* Services de dépollution : la biodiversité contribue au contrôle de la qualité des eaux, des sols et de l’air. Certains êtres vivants (bactéries, plantes) ont en effet des capacités d’absorption et de décomposition des polluants organiques et minéraux.

* Services de pollinisation : certains animaux (insectes, oiseaux), en transportant du pollen d’une plante à l’autre, participent à la fécondation des fleurs.


Les menaces sur la biodiversité

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Au cours de l’évolution de la vie sur Terre, les apparitions et disparitions d’espèces ont toujours existé. Ce qui rend le phénomène exceptionnel aujourd'hui, c’est l’ampleur des changements observés, la vitesse à laquelle il se produit et son origine humaine.

Différents facteurs menacent le maintien de la biodiversité, d’autant plus qu’ils ont tendance à interagir et à s’amplifier mutuellement.

* La destruction des espaces naturels : leur surface ne cesse de se réduire, ce qui entraîne la raréfaction des espèces. L’occupation des sols évolue toujours vers plus d’urbanisation, de réseaux de transports, de zones de loisirs et de tourisme, de zones industriels, d’agriculture intensive... On assèche les zones humides, on détruit les forêts tropicales, on élimine les dunes côtières afin de construire des bâtiments touristiques,... Tout cela entraîne la dégradation et la fragmentation (morcellement) des milieux naturels qui empêche le déplacement de certaines espèces.

* La banalisation des espaces naturels et semi-naturels : la biodiversité se réduit qualitativement et quantitativement car nous mettons en place de grandes zones monofonctionnelles incapables de maintenir la biodiversité.

* La pollution des eaux, des sols et de l'air suite aux rejets de l'industrie, de l'agriculture et des ménages participent à l'appauvrissemnt de la biodiversité.

* Les catastrophes écologiques : marées noires, déversement de produits toxiques et chimiques dans l'air et dans l'eau

* La surexploitation des ressources naturelles qui disparaissent plus vite qu'elles ne se régénèrent : le bois, le poisson,

* La dissémination d'espèces exotiques envahissantes : si elles n'ont pas de prédateurs, elles vont concurrencer les espèces indigènes

* Le changement climatique : il peut être naturel mais aussi, comme actuellement causé par l'homme par une importante augmentation des gaz à effet de serre. Plus le changement est brutal, moins les espèces ne peuvent s'adapter et plus elles risquent de disparaitre.


L’empreinte écologique

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C'est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur les écosystèmes et les ressources naturelles. C’est un outil qui évalue les surfaces de terre et d’eau nécessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets qui y sont liés. Elle se calcule communément en hectares. L’empreinte écologique d'un européen est est en moyenne de 5 à 6 hectares par personne. Si tous les hommes sur la planète avait ce niveau de vie il faudrait trois planètes terre pour subvenir à nos besoins.

Il est possible limiter notre empreinte écologique et nous devons le faire.

L’atteinte à la biodiversité engage donc l’avenir de la planète et des hommes