Bannière Ardèche des Garrigues

Le climat

LE CLIMAT

arbre du vivant

Le climat est la distribution des conditions de l'atmosphère terrestre dans une région donnée pendant une période donnée. L'étude du climat est la climatologie qui étudie les variations des climats régionaux en relevant des moyennes de paramètres régionaux (températures moyennes, précipitations moyennes, ensoleillement, etc...) sur des dizaines d’années, voire des siècles.

Alors que la météorologie fait des prévisions et constate ensuite des variations importantes du temps à courte échéance (quelques jours ou semaines) dans une région donnée. La météo varie considérablement entre des régions tropicales et des régions polaires.

La caractérisation du climat est effectuée à partir de mesures statistiques annuelles et mensuelles sur des données atmosphériques locales : température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent. Ces analyses permettent de classer les climats des différentes régions du monde selon leurs caractéristiques principales. Il y a plusieurs familles de climat : polaires, équatorial, tropical, désertique, tempéré (océanique, continental, méditerranéen)

Le système climatique est composé de plusieurs sous-ensembles : l'atmosphère, l'océan et la cryosphère, la lithosphère continentale et la biosphère de la Terre. L'apport d'énergie du rayonnement solaire et les échanges d'énergies entre les sous-ensembles du système climatique déterminent le climat de la planète.

arbre du vivant

Les océans représentent le principal réservoir de la chaleur capturée et de l'humidité. La circulation océanique, que l'on appelle aussi circulation thermohaline parce qu'elle est causée à la fois par des différences de températures et par différences de salinité, redistribue la chaleur des régions chaudes vers les régions froides.

Les écarts de température importants entre régions polaires et zone intertropicale induisent à leur tour des mouvements de l’air (vents) et de l’océan (courants marins). Les surfaces océaniques et continentales sont soumises à une forte évaporation qui alimente un cycle hydrologique. La vapeur d’eau s’élève dans l’atmosphère, se condense en altitude, est transportée par les vents, et précipite sous forme de pluie ou de neige.

La rotation de la Terre induit une accélération des vents (force de Coriolis) qui sont déviés vers la droite, dans l’hémisphère nord, et vers la gauche, dans l’hémisphère sud. Ce phénomène donne naissance aux vents alizés, dans la zone intertropicale, et à d’immenses tourbillons (les anticyclones de l’hémisphère nord).

Une partie du rayonnement solaire qui arrive au sol est immédiatement réfléchie. Le rapport entre l'énergie réfléchie et l'énergie solaire incidente est l’albédo, qui est compris entre 0 pour un corps qui absorberait la totalité des ondes électromagnétiques et 1 pour une surface qui les réfléchirait toutes.


LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

arbre du vivant

Les variations du climat sont corrélées avec celles de l’insolation, des cycles de Milanković (paramètres astronomiques terrestres), de l’albédo (pouvoir réfléchissant d’une surface), des cycles solaires, des concentrations dans l’atmosphère de gaz à effet de serre (volcanisme - anthropic)

Le climat global de la Terre connaît des modifications plus ou moins cycliques de réchauffements alternant avec des refroidissements qui diffèrent par leur durée (de quelques milliers à plusieurs millions d’années) et par leur amplitude.

Au cours du quaternaire, l’amplitude thermique a été de l’ordre de 10°C, avec des hausses de température n’ayant jamais dépassé de plus de 4°C la température moyenne annuelle globale de la fin du XXe siècle (15°C).

Durant les cycles plus anciens, tel le Permien, la température moyenne annuelle globale a atteint 22°C soit 8°C de plus que la moyenne actuelle.

Au sein des grandes fluctuations climatiques terrestres, se trouvent des variations plus brèves et d’une intensité plus limitées :
- la période entre le Xe siècle et le XIIIe siècle en Europe occidentale a connu une période chaude appelée « optimum climatique médiéval »
- la période de 1550 à 1850 a connu un refroidissement appelé le «petit âge glaciaire» caractérisé par des hivers très rigoureux.

Nous pouvons alors noter que :
- les causes de variations anciennes de la température citées ci-dessus sont naturelles.
- elles ont permis à la température moyenne de diminuer au cours du dernier millénaire alors que le taux de CO2 dans l’atmosphère restait constant.
- les reconstitutions de températures montrent que la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle constituent la période la plus chaude des deux derniers millénaires.

L’étude et l’analyse des carottages glacière et de la composition isotopique de l’oxygène piégé dans la glace permet de reconstituer les températures atmosphériques tout au long de l’ère quaternaire. Elles montrent que le taux de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 30% ces 100 dernières années alors qu’il était resté relativement stable.

arbre du vivant

Par ailleurs, les concentrations actuelles de CO2 dans l’atmosphère surpassent de loin les taux des 650 000 dernières années. Elles sont passées de 280 ppm (partie par million) vers 1750 à plus de 400 ppm aujourd’hui. Les concentrations de méthane sont passées de 715 ppb (partie par milliard) en 1750 à 1833 ppb en 2014, soit 254% de son niveau à l’ère préindustrielle.

Dès la fin du XIXe siècle, des chercheurs prennent conscience que l’homme est en partie responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote) dans l’atmosphère et que cela entraîne un réchauffement climatique à l’origine de nombreux dérèglements impactant et menaçant la biodiversité et par conséquent l’avenir de l’humanité elle-même. Aujourd’hui, la communauté scientifique conclut que l’augmentation des gaz à effet de serre due à l’activité humaine depuis la révolution industrielle joue un rôle important dans le réchauffement global.

La couverture atmosphérique naturelle de gaz à effet de serre piège le rayonnement infrarouge issu de l’énergie solaire et régule le climat de la planète en maintenant la planète à une température confortable suffisamment chaude (15°C aujourd’hui) et remarquablement stable pendant les dix derniers millénaires pour permettre la vie et à la civilisation humaine de se développer.

Les émissions anthropiques de gaz à effet de serre ont épaissi cette couverture, piégeant la chaleur et provoquant un réchauffement dramatique de l’atmosphère. Les combustibles fossiles sont la source la plus importante d’émissions de gaz à effet de serre.

Depuis 1880, la température moyenne à la surface de la Terre s'est réchauffée de 1,1 °C à 1.2°C et la trajectoire actuelle mène vers une augmentation de la température de 3 à 5 degrés Celsius d'ici 2100.


LES ATTEINTES AU CLIMAT ET À LA BIODIVERSITÉ ENGAGENT L’AVENIR DE L’HUMANITÉ

Afin de limiter le réchauffement aux alentours de 1,5° à 2°C, températures audelà desquelles l'emballement est considéré comme mortifère, une prise de conscience et un changement radical de nos modes de vie sont essentiels.


DOCUMENTS

Télécharger la totalité de cet article (pdf 95 ko) avec un développement des différents points.

Télécharger un diaporama de 7 diapositives (pdf 322 ko) illustant les températures aux différentes péridodes de l'humanité, anciennes comme récentes.

Télécharger les températures d'Aubenas-Lanas (pdf 105 ko) sous forme de tableur, mois par mois et récapitulatif. Attention, l'analyse de chiffres bruts n'est pas si aisée et demande observation et réflexion.